Amélioration technique continue

L’amélioration technique continue, au cœur des préoccupations

L’amélioration technique continue, c’est une démarche qui est au cœur de la culture d’entreprise d’EMK. La rédaction du blog a interrogé Yannick Konn, coordinateur technique produits chez EMK.

En quelques mots, qu’est ce qui se cache derrière le concept d’amélioration technique continue ?

L’amélioration technique continue c’est remettre en permanence en question nos façons de faire, de produire, de penser les produits pour aller vers le mieux. C’est penser que rien n’est acquis et que tout peut être amélioré. Ce qui ne signifie pas que c’est le grand chambardement, qu’on jette tout et qu’on recommence. Mais au contraire qu’on analyse pour faire de petites améliorations au quotidien.

Comment ça se traduit pour le client ?

Notre objectif est de mettre sur le marché des produits qui soient techniquement fiables, simples à vendre pour nos clients et faciles à monter pour le consommateur. Le point de départ peut être une remontée du terrain, des vendeurs ou des clients, ou bien des suggestions qui viennent de chez nous, en interne.

Des exemples d’améliorations récentes ?

Il y en a plein puisque depuis la création d’EMK nous travaillons dans ce sens. Il y a des petites choses très simples comme l’ajout de pointages pour marquer l’endroit où percer sur les meubles, ou des projets de plus grande envergure. Cette année 2013, on s’est particulièrement attardé sur les notices de montage et de pose qui ont totalement été repensées. La production, le bureau d’étude, les méthodes, le marketing, chaque service concerné a analysé les quelques 70 notices EMK. Et chacun y a apporté son expertise et proposé des améliorations. Résultat de cette année de réflexions : depuis quelques jours, de nouvelles notices adaptées aux attentes réelles des clients partent, plus claires, plus simples et plus faciles à comprendre, dans nos colis.

Exemple d'amélioration d'une notice de montage EMK

Exemple d'amélioration d'une notice de montage EMK

Jusqu’où peuvent aller ces améliorations ?

Il y a d’abord des limites techniques : parfois nous sommes à la recherche d’un produit qui résoudrait un problème mais l’élément n’existe pas encore sur le marché ou n’existe pas encore dans le kit. Il y a aussi bien sûr des limites liées au coût. Certaines améliorations engendreraient un prix trop élevé dans la cuisine en kit. Nous cherchons toujours le bon compromis. La dernière limite, et pas la moindre, c’est que pour toutes les améliorations que l’on fait, la pose doit rester aisée pour le client.

Notre objectif est donc de trouver le bon équilibre entre le meilleur produit, le meilleur prix et le meilleur montage pour une satisfaction client et consommateur optimum.

Portrait : Julien Oury, ingénieur méthodes

Julien Oury, ingénieur méthodes

Julien Oury, ingénieur méthodes

Quel a été votre parcours professionnel avant de rejoindre EMK ?

Je suis arrivé en 2001 comme stagiaire après une maîtrise en Génie des Systèmes Industriels. A l’issue de ce stage de 6 mois, j’ai été intégré. Mais je voulais continuer mes études pour obtenir un diplôme d’ingénieur, j’ai donc poursuivi par un DESS Qualité et Organisation en alternance, toujours chez EMK.

Quel est votre rôle au sein d’EMK ?

Mon rôle, c’est de coordonner l’industrialisation de toutes les nouveautés EMK. C’est un poste technique, à l’interface entre le marketing qui définit le « quoi faire », et la production qui définit le « comment faire ». L’objectif étant de livrer les données et les moyens nécessaires pour produire dans les quantités et délais demandés. Pour ça, il y a 3 grandes étapes :

1. La conception du process : pour définir les moyens et les circuits de fabrication.

2. La configuration du process : pour alimenter les bases de données afin de pouvoir piloter ces circuits définis.

3. Les tests : pour contrôler la justesse des données et lancer en fabrication un échantillonnage de nouveaux produits.

En fait, avec mon équipe, composée de moi-même et de deux techniciens on transforme les besoins de départ en réalité. Parfois on propose d’autres solutions, on trouve des alternatives qui font se rencontrer les besoins du marché et les impératifs de la production.

Votre journée-type ?

Mes journées ne sont pas écrites à l’avance ! Mais chaque jour, disons que je gère à la fois des choses à très court terme, pour régler par exemple une panne sur une machine qui ne peut attendre, et des projets à plus long terme comme les campagnes de nouveautés. Chaque matin, mon « planning théorique » est bouleversé et je dois savoir gérer en permanence les priorités. En fait, il faut que je trouve le moyen de répartir au mieux le temps de travail entre les missions moyen terme et long terme tout en sachant trouver de la place pour les imprévus.

Quelles sont les qualités essentielles de votre poste ?

Elles sont multiples. Il faut savoir faire preuve d’une très grande organisation. Il faut également savoir anticiper les problèmes qui pourraient survenir pour réagir très vite. Pour ça, il faut une capacité d’analyse et un esprit de synthèse bien développés. Je dois aussi savoir écouter, pour comprendre et traduire les besoins et attentes de chacun.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre job ?

L’absence de routine. Mon champ d’actions est assez large et je couvre l’ensemble du process de fabrication et des familles de produit. Mais plus que tout, le vrai challenge, c’est de maintenir un effort permanent pour améliorer notre processus d’industrialisation, et tenir les délais annoncés. Démarrer une production le jour précis que nous avons choisi des mois plus tôt est un défi que j’aime relever !