Hervé Bossert : 15 ans à la tête d’EMK

Herve Bossert - cuisines en kit EMK

Pour clore notre série sur les 15 ans d’EMK, nous donnons la parole à Hervé Bossert, directeur de l’entreprise.

Vous êtes à la tête d’EMK depuis 15 ans. Il s’est forcément passé beaucoup de choses en 15 ans. Que voulez-vous retenir ?

Ca a été une chance formidable que m’a donnée le groupe SALM de monter cette entreprise en partant de 0. Ces 15 ans sont aujourd’hui l’occasion de mesurer le chemin parcouru :

- dans un marché difficile, nous n’avons cessé de croître tout au long de ces années et nos clients nous ont sans cesse renouvelé leur confiance ;

- nous avons réussi à construire de réels partenariats avec nos clients, pour qui nous ne sommes pas que fournisseurs de « bouts de bois », mais bien plus…

- un déménagement début 2011 dans ce formidable endroit à Bergheim où nous avons réuni les équipes de la production et du commerce ;

- en 2013, plus d’un million de colis sont sortis de notre usine !

Et d’un point de vue plus personnel, que retenez-vous ?

- Les 15 ans d’EMK que nous venons de fêter avec plus de 240 personnes : une très belle fête familiale où nous avons pu retrouver des collaborateurs qui étaient déjà là en 1997, aux premiers pas d’EMK ;

- Prendre du plaisir tous les jours à se développer avec nos partenaires, que ce soient nos clients ou nos fournisseurs avec qui nous entretenons des excellentes relations : c’est primordial !

- Voir les collaborateurs EMK s’épanouir et évoluer. Chez EMK, nous avons un turn-over extrêmement faible, c’est plutôt bon signe, non ?

Cette année encore, EMK affiche une belle progression. Comment expliquez-vous de telles performances dans une contexte de marché qui reste tendu ?

Effectivement, nous affichons encore une progression en 2013 de plus de 8% dans un marché en récession. Ces performances s’expliquent :

- pour EMK, c’est quand le marché est difficile qu’il faut se rapprocher de ses clients et investir, car c’est à ces moments-là que se prennent les parts de marchés ;

- par le sérieux et la rigueur de l’entreprise. Nous affichons en 2013 un taux de respect de nos délais de livraison supérieur à 99% (entre date confirmée et date effective de livraison) ;

- par la proximité que nous avons avec nos clients ;

- par le fait que le marché se tend sur les prix, donc laisse une place plus importante pour un produit moins cher.

On sait que l’amélioration continue est dans les gènes de l’entreprise. Dans l’année qui s’annonce, sur quels point EMK va chercher à progresser ?

Après de lourds investissements en 2011 et 2012 dans la traçabilité des produits au sein de notre entreprise, nous avons, en 2013, beaucoup investi sur la satisfaction de nos clients et des consommateurs. Nous vendons des cuisines en kit, dont le principe est d’être posée par le consommateur lui-même, aussi nous avons développé un guide de pose illustré en couleur avec plus de 140 photos détaillant étape par étape la pose d’une cuisine.

Ce guide est disponible en magasin ou livrable avec nos cuisines. Grâce à des QR codes, le consommateur pourra sur n’importe quel support, PC, tablette, smartphone… visionner les étapes de pose pas à pas. Ce guide sera accompagné par un site internet de pose www.installersacuisine.com (mise en ligne mi janvier). Ce site a été pensé pour que chaque vendeur puisse expliquer depuis son poste de travail qu’installer sa cuisine c’est facile et surtout faire comprendre au consommateur que poser soi-même fait gagner de l’argent que l’on peut consacrer à accessoiriser sa cuisine ou à mieux l’équiper.

Pour 2014, nous avons de grands projets dans le développement de produits… Mais je n’en dirais pas plus ! À suivre, fin 2014…
Et à plus long terme, quels sont les grands défis auxquels EMK va s’atteler ?

Nous souhaitons rester très proches de nos clients, pouvoir encore mieux répondre à leurs demandes, et là, je ne parle pas que de produits, mais de services associés : la formation, l’évolution de notre organisation logistique, le développement de nouveaux marchés sur lesquels nous ne sommes pas encore présents et ce aussi bien en terme de produits qu’en terme de distribution, la traçabilité, le B to B to C, … Notre site à Bergheim a été dimensionné pour pouvoir doubler le volume d’activité par rapport à 2011. Voyez, nous avons du pain sur la planche !

EMK a 15 ans !

Toujours dans notre série consacrée aux 15 ans d’EMK, nous faisons cette semaine un retour en arrière jusqu’à l’année 1998 et la naissance d’EMK.

EMK en 1998 : naissance d’une entreprise dédiée au kit

EMK est née en 1998 pour permettre à la SALM de se positionner sur un marché alors en pleine croissance et encore inexploité par l’entreprise : la cuisine en kit. A l’époque, la SALM fabriquait uniquement des cuisines montées, alors qu’une cuisine sur deux vendue en France était une cuisine en kit.

Dès avril 1996, Hervé Bossert, alors responsable de marque chez Cuisinella, est chargé par la Direction Générale d’analyser le marché de la cuisine en kit en Europe. Le groupe, qui souhaite devenir le 1er fabricant français de cuisines avant l’an 2000, ne pouvait ignorer ce marché. Il décide alors de créer EMK, une nouvelle société dédiée au kit, qui répondrait à la fois en termes de production et de distribution à la demande spécifique du secteur.

La filiale EMK répondra donc à ce métier totalement nouveau qu’est le kit :

- pour mettre en place la conception industrielle d’un produit totalement différent de la cuisine montée ;

- pour répondre à des circuits de distribution totalement différents de ceux que connaissaient alors la SALM.

Une petite entreprise, de grandes ambitions

Dès sa création, EMK se positionne comme une entreprise innovante, en mesure de se positionner rapidement sur le marché existant. Pour se différencier :

- EMK lance une gamme de 57 modules, au lieu d’une moyenne de 14 sur le marché à l’époque ;

- EMK lance des caissons de couleur intérieur/extérieur ainsi que la possibilité d’avoir des côtés de couleurs ;

- EMK se positionne sur les délais : toute commande qui arrive chez EMK le vendredi avant midi doit être livrée chez le client le vendredi qui suit avant 17h. Une vraie révolution à l’époque où la concurrence a une approche principalement tarifaire ;

- La différenciation ne se limite pas qu’aux produits mais s’étend également aux services apportés aux clients : formation des vendeurs, accompagnement à la réalisation d’implantations en magasin, création de logiciels de conception, réalisation de catalogues…

Vario, l'une des premières cuisines EMK, créée en 1998.

Vario, l'une des premières cuisines EMK, créée en 1998.

1998-2015 : petits points de comparaison

1998 : 5 salariés – 2013 : 100 salariés

1998 : stockage externalisé chez un prestataire strasbourgeois – 2013 : une plate-forme de 15 000 m2 à Bergheim (68)

1998 : 15 couleurs de façades, 10 couleurs de plans de travail – 2013 : 25 couleurs de façades, 40 couleurs de plans de travail

L’histoire du meuble en kit

Ce mois-ci le blog entame une belle série d’articles pour fêter un événement : EMK vient de souffler 15 bougies. Pour commencer cette série, nous avons voulu revenir sur la naissance même du concept du meuble en kit. Qui le premier a eu l’idée de créer des meubles en kit montés par le client ?
La simplicité du kit chez EMK

La simplicité du kit chez EMK

La naissance du meuble en kit

On attribue souvent la création du principe du meuble en kit à Ingvar Kamprad, le fondateur d’Ikea. Mais en réalité, le principe de mobilier démontable est bien antérieur. Et si le premier meuble en kit était alsacien (comme EMK) ? Et si le premier meuble en kit n’était autre que la chaise alsacienne ?

Chaises alsaciennes

Chaises alsaciennes

Fabriquée artisanalement dès le 17ème siècle, cette chaise est faite de différentes pièces qui sont ensuite assemblées à l’aide de tenons, de mortaises et de chevilles. L’ébéniste fabriquait à l’identique les pieds, l’assise et les éléments d’assemblage et fabriquait des formes de dossiers différentes en fonction des demandes.

L’industrialisation du meuble en kit nait réellement en 1830. L’Autrichien Thonet invente une chaise fabriquée en série industrielle, en parties détachées à assembler et détachables. Il met en place des méthodes de production à bas coûts et invente même le principe du conditionnement optimisé avec des lots de 36 chaises expédiées à ses clients dans une caisse de 1 mètre cube. Le tout premier kit !

La célèbre chaise créée par Michaël Thonet, optimisée pour la livraison.

La célèbre chaise créée par Michaël Thonet, optimisée pour la livraison.

Mais c’est bien en 1956 que le kit va connaître son essor. Pour l’anecdote, on raconte qu’Ingvar Kamprad devait livrer à un client une table qui ne rentrait pas dans son coffre de voiture. Il décide donc de dévisser ses pieds pour l’emballer à plat et la transporter plus facilement.
Lovet, la première table en kit du géant suédois

Lovet, la première table en kit du géant suédois

L’essor du meuble en kit

L’industrialisation du mobilier en kit s’est développée au début des années 1970 grâce à deux facteurs essentiels :

- le développement du panneau de particules,

- les besoins en équipement de la maison liés aux effets du baby-boom.

En parallèle, quelques industriels et distributeurs vont réfléchir à la conception du produit livré à plat pour apporter une réponse à leur préoccupation majeure : le transport.

En France, il faudra attendre l’ouverture du premier magasin Habitat en 1975 et Fly en 1978. Certaines enseignes en ont même fait leur spécialité : « La Maison du kit » en 1978, « Home Kit » en 1980… Dès 1981, l’Unifa et le responsable du salon du meuble organisent le Salon Inter Kit au Bourget. Ce salon est international et rencontre un succès auprès des centrales des différentes chaînes spécialisées dans le kit ainsi que des grandes surfaces de bricolage et des grandes surfaces alimentaires. Ce salon professionnel, qui avait acquis sa crédibilité et sa notoriété, n’a connu que quelques éditions en tant que tel avant d’être fondu dans le Salon du Meuble de Paris.

Au début des années 1980, les distributeurs de meubles estimaient que le concept « jeune habitat » serait limité en France et que ces enseignes ne dépasseraient jamais 5 % de parts de marché… A la fin des années 80 la cuisine en kit à déjà atteint 17 % du marché en valeur, et atteindra 30 % en 1998, à la veille de la création d’EMK.

L’apprentissage, l’atout jeunesse d’EMK

Apprentissage menuiserie cuisines EMKIls ont 15, 20 ou 30 ans. Ils suivent un CAP menuiserie, une licence pro, un master ou un MBA. Quels que soient leurs profils, ils ont la chance d’entrer dans la vie active et dans l’entreprise de façon progressive.

 

Réel atout partagé, l’apprentissage est pratiqué depuis plusieurs années chez

EMK et le Groupe SALM, et se révèle être un accélérateur de talent !

Un parcours « gagnant-gagnant »

La formation en alternance est un facteur d’intégration et de succès qui permet à l’entreprise et au salarié, de « grandir » ensemble. A l’image de Benjamin, 26 ans, qui est passé de Menuisier à Ingénieur Étude au sein d’EMK, grâce à un parcours d’apprentissage plutôt exemplaire et fulgurant.

A 16 ans, Benjamin est un jeune apprenti menuisier qui intègre l’équipe. A 20 ans, il est opérateur de production à l’atelier « montage placards » en intérim et envisage de reprendre son cursus scolaire pour faire évoluer ses fonctions.
Il suit un BTS par alternance au poste de Technicien Méthodes et travaille activement à l’ergonomie des postes de travail de l’usine et à leur amélioration constante. Puis il est amené à participer au pilotage du progrès du centre logistique. Enfin, en licence et master, il travaille à l’innovation produits et process.

A 26 ans, Benjamin est aujourd’hui Ingénieur Étude, plus que jamais impliqué dans l’aventure d’EMK.

Un réel vivier de compétence

Pour EMK, embaucher une personne en contrat d’alternance, c’est participer à la formation de son futur salarié, lui apprendre un métier et l’intégrer à la vie et la culture de l’entreprise. C’est aussi la sécurité de recruter une personne adaptée aux besoins et aux ambitions d’EMK.

 

Pour les jeunes comme Benjamin qui se trouvent en alternance aujourd’hui chez EMK et dans le Groupe SALM, cette formation c’est l’assurance d’ « avoir une longueur d’avance » !

Agir contre le stress

Qualité de service - stress au travail EMK FranceDepuis février 2010, une commission spéciale travaille à l’évaluation des risques liés au stress dans l’entreprise.

 

Pour EMK et le Groupe SALM, c’est une nécessité de prendre cette problématique à bras-le-corps, pour assurer à chaque collaborateur un bien-être au travail.

 

 

Évaluer le niveau de stress au travail

La mission de la commission : mettre en place un plan d’évaluation du stress, établir les indicateurs de suivi et proposer des actions de prévention. Dix-huit mois ont été nécessaires pour préparer la démarche. La méthode choisie est celle du questionnaire WOCCQ, développé par l’université de Liège et reconnue par la CRAM (Caisse Régionale d’Assurance Maladie).

 

Depuis cet automne, la participation à l’enquête est lancée, elle est libre et anonyme. Tous les collaborateurs seront amenés à s’exprimer, pour offrir la vision la plus exhaustive possible du niveau de stress au sein de l’entreprise.

 

Des actions ciblées de prévention

Grâce à cette vision précise de la situation, les actions de prévention qui seront mises en œuvre dès les premières analyses pourront être pensées et ajustées en fonction de situations identifiées et d’objectifs clairs.

 

Chaque collaborateur peut donc influer dès à présent sur les orientations et les actions de l’entreprise pour réduire le risque de stress au travail. Car pour EMK et le Groupe SALM, le bien-être au travail est un enjeu prioritaire.