Le marché du meuble : bilan de l’année 2013

Le 28 janvier dernier, La FNAEM (1), l’IPEA (2) et l’UNIFA (3) tenaient une conférence de presse commune pour dresser un bilan de l’année 2013. Retour sur les principaux chiffres à retenir.

Un marché global toujours en baisse

En 2013, les Français ont préféré épargner plutôt que d’acheter des meubles. Le marché chute de -2,9% pour atteindre 9,27 milliards d’euros TTC (résultat incluant le montant l’éco-contribution, en vigueur sur les meubles depuis le 1er mai 2013), soit son plus bas niveau depuis 2009.
La baisse estimée de 9% des transactions immobilières à fin 2013, de même que les mises en chantier de logements neufs en baisse de 6% à fin novembre 2013 n’ont pas joué favorablement sur les résultats du secteur.

Très faible chute du marché de la cuisine

Pourtant, on note une faible chute des ventes sur la cuisine (-1 %). Les spécialistes cuisine progressent (+0,2 %), malgré des résultats de la construction en forte baisse, preuve que la cuisine n’est plus seulement un marché d’équipement mais que le renouvellement se développe aussi. La cuisine reste
plus que jamais une pièce dans laquelle les Français acceptent d’investir.

La performance d’EMK

Dans ce marché en récession, EMK continue cependant à afficher une progression en 2013 de plus de 8%. Hervé Bossert, directeur d’EMK, explique cette performance par la proximité que nous avons avec nos clients et le sérieux et la rigueur de l’entreprise avec en 2013 un taux de respect de nos délais de livraison supérieur à 99% (entre date confirmée par EMK et date effective de livraison) : « c’est quand le marché est difficile qu’il faut savoir être proche de ses clients ».

Perspectives 2014

La FNAEM (1), l’IPEA (2) et l’UNIFA (3) estiment toutefois que pour l’année 2014 le marché pourrait s’appuyer sur des intentions d’achats des ménages français à la hausse avec un report des achats de 2013 sur l’année 2014. Cependant les perspectives du secteur de la construction neuve ne pourraient venir soutenir la consommation. Pour EMK, les perspectives 2014 sont correctes. Dans un contexte où le marché se tend sur les prix, les produits les moins chers gagnent des parts de marché, le kit progresse au détriment du monté et la grande distribution au détriment des enseignes spécialisées.

(1) Fédération Française du Négoce de l’Ameublement et de l’Équipement de la Maison
(2) Institut de Prospective et d’Études de l’Ameublement
(3) Union Nationale des Industries Françaises de l’Ameublement

EMK a 15 ans !

Toujours dans notre série consacrée aux 15 ans d’EMK, nous faisons cette semaine un retour en arrière jusqu’à l’année 1998 et la naissance d’EMK.

EMK en 1998 : naissance d’une entreprise dédiée au kit

EMK est née en 1998 pour permettre à la SALM de se positionner sur un marché alors en pleine croissance et encore inexploité par l’entreprise : la cuisine en kit. A l’époque, la SALM fabriquait uniquement des cuisines montées, alors qu’une cuisine sur deux vendue en France était une cuisine en kit.

Dès avril 1996, Hervé Bossert, alors responsable de marque chez Cuisinella, est chargé par la Direction Générale d’analyser le marché de la cuisine en kit en Europe. Le groupe, qui souhaite devenir le 1er fabricant français de cuisines avant l’an 2000, ne pouvait ignorer ce marché. Il décide alors de créer EMK, une nouvelle société dédiée au kit, qui répondrait à la fois en termes de production et de distribution à la demande spécifique du secteur.

La filiale EMK répondra donc à ce métier totalement nouveau qu’est le kit :

- pour mettre en place la conception industrielle d’un produit totalement différent de la cuisine montée ;

- pour répondre à des circuits de distribution totalement différents de ceux que connaissaient alors la SALM.

Une petite entreprise, de grandes ambitions

Dès sa création, EMK se positionne comme une entreprise innovante, en mesure de se positionner rapidement sur le marché existant. Pour se différencier :

- EMK lance une gamme de 57 modules, au lieu d’une moyenne de 14 sur le marché à l’époque ;

- EMK lance des caissons de couleur intérieur/extérieur ainsi que la possibilité d’avoir des côtés de couleurs ;

- EMK se positionne sur les délais : toute commande qui arrive chez EMK le vendredi avant midi doit être livrée chez le client le vendredi qui suit avant 17h. Une vraie révolution à l’époque où la concurrence a une approche principalement tarifaire ;

- La différenciation ne se limite pas qu’aux produits mais s’étend également aux services apportés aux clients : formation des vendeurs, accompagnement à la réalisation d’implantations en magasin, création de logiciels de conception, réalisation de catalogues…

Vario, l'une des premières cuisines EMK, créée en 1998.

Vario, l'une des premières cuisines EMK, créée en 1998.

1998-2015 : petits points de comparaison

1998 : 5 salariés – 2013 : 100 salariés

1998 : stockage externalisé chez un prestataire strasbourgeois – 2013 : une plate-forme de 15 000 m2 à Bergheim (68)

1998 : 15 couleurs de façades, 10 couleurs de plans de travail – 2013 : 25 couleurs de façades, 40 couleurs de plans de travail

L’histoire du meuble en kit

Ce mois-ci le blog entame une belle série d’articles pour fêter un événement : EMK vient de souffler 15 bougies. Pour commencer cette série, nous avons voulu revenir sur la naissance même du concept du meuble en kit. Qui le premier a eu l’idée de créer des meubles en kit montés par le client ?
La simplicité du kit chez EMK

La simplicité du kit chez EMK

La naissance du meuble en kit

On attribue souvent la création du principe du meuble en kit à Ingvar Kamprad, le fondateur d’Ikea. Mais en réalité, le principe de mobilier démontable est bien antérieur. Et si le premier meuble en kit était alsacien (comme EMK) ? Et si le premier meuble en kit n’était autre que la chaise alsacienne ?

Chaises alsaciennes

Chaises alsaciennes

Fabriquée artisanalement dès le 17ème siècle, cette chaise est faite de différentes pièces qui sont ensuite assemblées à l’aide de tenons, de mortaises et de chevilles. L’ébéniste fabriquait à l’identique les pieds, l’assise et les éléments d’assemblage et fabriquait des formes de dossiers différentes en fonction des demandes.

L’industrialisation du meuble en kit nait réellement en 1830. L’Autrichien Thonet invente une chaise fabriquée en série industrielle, en parties détachées à assembler et détachables. Il met en place des méthodes de production à bas coûts et invente même le principe du conditionnement optimisé avec des lots de 36 chaises expédiées à ses clients dans une caisse de 1 mètre cube. Le tout premier kit !

La célèbre chaise créée par Michaël Thonet, optimisée pour la livraison.

La célèbre chaise créée par Michaël Thonet, optimisée pour la livraison.

Mais c’est bien en 1956 que le kit va connaître son essor. Pour l’anecdote, on raconte qu’Ingvar Kamprad devait livrer à un client une table qui ne rentrait pas dans son coffre de voiture. Il décide donc de dévisser ses pieds pour l’emballer à plat et la transporter plus facilement.
Lovet, la première table en kit du géant suédois

Lovet, la première table en kit du géant suédois

L’essor du meuble en kit

L’industrialisation du mobilier en kit s’est développée au début des années 1970 grâce à deux facteurs essentiels :

- le développement du panneau de particules,

- les besoins en équipement de la maison liés aux effets du baby-boom.

En parallèle, quelques industriels et distributeurs vont réfléchir à la conception du produit livré à plat pour apporter une réponse à leur préoccupation majeure : le transport.

En France, il faudra attendre l’ouverture du premier magasin Habitat en 1975 et Fly en 1978. Certaines enseignes en ont même fait leur spécialité : « La Maison du kit » en 1978, « Home Kit » en 1980… Dès 1981, l’Unifa et le responsable du salon du meuble organisent le Salon Inter Kit au Bourget. Ce salon est international et rencontre un succès auprès des centrales des différentes chaînes spécialisées dans le kit ainsi que des grandes surfaces de bricolage et des grandes surfaces alimentaires. Ce salon professionnel, qui avait acquis sa crédibilité et sa notoriété, n’a connu que quelques éditions en tant que tel avant d’être fondu dans le Salon du Meuble de Paris.

Au début des années 1980, les distributeurs de meubles estimaient que le concept « jeune habitat » serait limité en France et que ces enseignes ne dépasseraient jamais 5 % de parts de marché… A la fin des années 80 la cuisine en kit à déjà atteint 17 % du marché en valeur, et atteindra 30 % en 1998, à la veille de la création d’EMK.

Focus sur le Mobiscope 2013

Le 20 juin dernier, l’Union Nationale des Industrie Françaises de l’Ameublement a publié l’édition 2013 du Mobiscope et revient sur les chiffres de 2012 du secteur du meuble. L’occasion de faire le point sur les chiffres du marché du meuble en général et de la cuisine en particulier et de les confronter avec ceux d’EMK.
Mobiscope 2013

Mobiscope 2013

Un solde négatif pour 2012

2012 n’aura pas été une bonne année pour le marché du meuble. Après deux années de croissance consécutives, l’année s’est donc soldée sur une baisse de 1,6 %. Après un 1er semestre positif, le chiffre d’affaires global a chuté au 2ème semestre 2012. Les soldes et les opérations promotionnelles qui relançaient jusque là les ventes et la fréquentation n’ont pas eu les résultats escomptés. La cuisine, jusqu’alors moins touchée, rencontre aujourd’hui des difficultés à maintenir ses ventes.

Le segment des meubles de cuisine

Alors qu’elle assurait à elle seule une forte part de la croissance du marché depuis 2003, la cuisine ne reprend pas sa place de leader pour l’année 2012 face au segment canapés et fauteuils. La baisse a été ressentie dans la grande distribution dès le début de l’année, alors que les spécialistes n’ont commencé réellement à ralentir qu’au second semestre. Le passage au 1er janvier 2012 de la TVA de 5,5 % à 7 % ne représente dans les faits qu’une augmentation de 10 € par tranche de 600 € d’achats et n’a donc été que peu ressentie par les consommateurs. Par contre, la forte diminution des mises en chantier depuis la fin de l’année 2011 a eu des conséquences directes sur les ventes de cuisine. Le kit maintient sa position avec 40 % du marché en valeur et 60 % en volume.

Une production qui maintient sa progression

La production française continue sa progression avec une hausse de 1,8 %. La cuisine, elle, progresse très légèrement malgré la forte baisse des mises en chantier. À noter que l’Alsace conserve sa 4ème place au rang des régions productrice de meubles, derrière la région Rhône-Alpes, les Pays de Loire et l’Ile-de-France.

Le point de vue d’Hervé Bossert, directeur d’EMK.

« On a vécu la situation inverse chez EMK. Après un 1er semestre 2012 tendu, le 2ème semestre a vu nos ventes, au travers de nos enseignes, fortement progresser. Et cette tendance s’est confirmée au 1er semestre 2013 avec des chiffres toujours en progression.

Notre progression est en lien direct avec la demande du consommateur. Dans une période où les budgets sont serrés, les clients se tournent vers le kit, une solution d’agencement plus économique que le monté. Et comme il faut avoir l’oeil d’un expert pour distinguer nos cuisines kit du monté, en finalité c’est le consommateur qui s’y retrouve.

On remarque aussi un report des ventes sur le kit pour les clients qui construisent car dans le cadre d’une construction neuve, le consommateur n’a pas accès à la TVA réduite, donc l’écart entre une cuisine montée et en kit s’avère beaucoup plus importante. Il reporte donc son achat sur le kit ».

Le Mobiscope 2013 dans son intégralité ici : http://www.unifa.org/clefs/mobiscope2013_unifa.pdf

EMK en chiffres

L'équipe EMK
EMK c’est une équipe de 80 personnes sur le site de Bergheim, un chiffre d’affaires 2012 de 26,85 millions d’euros et une plate-forme logistique de 15 000 m², mais c’est aussi :

Une équipe administration des ventes qui a ouvert grand ses oreilles pour accueillir les 29 227 appels entrants en 2012 et qui a saisi 68 325 commandes. L’extranet compte 10 830 connexions.

Une équipe commerciale dynamique : en 2012, nos commerciaux ont parcouru 326 769 kilomètres, passés 464 nuits à l’hôtel et effectués 2 316 visites de magasins. Ils ont vendu entre autres 78 707 poignées sous 35 références et 227 342 façades sous 1 682 références.

Une plate-forme logistique à toute épreuve pour expédier les 7 851 tonnes de marchandises qui sont sorties d’EMK en 2012.

Des clients en Alsace, en France et dans les Dom-Tom, 888 clients au total, dont le plus éloigné est à 16 484 km de notre site de Bergheim.

Des clients et des fournisseurs qui sont venus jusqu’à nous. Nous avons ainsi fait découvrir notre site et préparé pour eux 180 thermos de café.

Une équipe jeune et dynamique avec une salariée de tout juste 20 ans et une ancienneté moyenne des collaborateurs de 6,71 ans dans la société. Depuis le début de l’année, nous avons fêté l’arrivée de 3 bébés dans les familles de nos salariés.

Un dernier chiffre qui a toute son importance pour nous cette année : ce sont les 15 ans d’EMK, 15 bougies que seront soufflées en octobre.

Et pour découvrir un peu plus notre équipe, c’est ici !