Ecoparticipation, le grand bouleversement ?

Depuis le 1er mai dernier, l’écoparticipation sur la vente de meubles est effective. Pour les clients, l’écoparticipation se résume à un léger surcoût sur une étiquette de prix. Il n’y est pas encore habitué, il y a eu très peu de communication sur le sujet mais le client fait le rapprochement avec ce qu’il connait déjà pour l’électroménager ou les produits électroniques. Pour les fabricants et les distributeurs, le changement a été un peu plus complexe.

Côté fabricants

C’est bien en amont que les équipes d’EMK ont travaillé à la mise en place de cette écoparticipation. Dès septembre 2012, avant même la signature du projet de loi définitif que les « metteurs sur le marché » comme EMK ont commencé à travailler.


Différents services ont été impactés par ce changement :

  • le développement informatique avec les modifications des logiciels de Vente Assistée par Ordinateur et la création de logiciel spécifique,
  • le bureau d’études avec l’intégration dans la base de données du poids de chaque élément de mobilier,
  • la production,
  • la comptabilité, en charge de la déclaration trimestrielle.

Côté distribution

En amont de la mise en place, les distributeurs ont dû installer toute la nouvelle codification produits, modifier les outils de vente, ré-éditer leurs catalogues, ré-étiqueter leurs produits. Un gros travail sur lequel EMK est intervenu, en soutien à ses clients, pour leur fournir dans les temps tous les nouveaux fichiers produits.

Côté consommateurs

Pour le consommateur, le changement se fait essentiellement sur l’étiquette. Le surcoût est fonction du poids du mobilier et varie donc d’un modèle à l’autre. Mais d’une façon générale, il faut compter une taxe d’environ 5 à 7 € pour un modèle à 800 €, soit un peu moins de 1 %. Cela a t-il eu un impact sur les ventes ? Difficile à dire. Par contre, ce que l’on peut noter, c’est que le surcoût est plus important proportionnellement sur le kit que sur le monté.

Julie Lichtlé, Chef de produits Junior, explique : « en kit, un meuble bas se compose d’une façade et d’un caisson, donc de 2 écoparticipations, alors qu’en monté il ne s’agit que d’un seul colis. Cet effet de seuil joue en notre défaveur ».

L’écoparticipation : le principe général

Taxer les meubles neufs pour permettre la mise en place d’une filière de recyclage efficace pour les meubles en fin de vie. Les fabricants (ou « metteurs sur le marché ») calculent la taxe qui est répercutée en magasins par les distributeurs et qui est payée par le client.

L’écoparticipation pour quoi faire ?

Dominique Mignon, directrice d’Eco-mobilier explique : « L’éco-participation sert à financer un programme de collecte et de recyclage du mobilier domestique, l’objectif étant de mettre en place de nouvelles solutions de collecte et des installations de recyclage qui n’existent pas encore ».
Aujourd’hui, sur 1,7 million de tonnes de meubles arrivant en fin de vie chaque année, seulement 23 % sont recyclés et réutilisés. Eco-Mobilier vise à atteindre les 45 % d’ici 2015.

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