Portrait : Julien Oury, ingénieur méthodes

Julien Oury, ingénieur méthodes

Julien Oury, ingénieur méthodes

Quel a été votre parcours professionnel avant de rejoindre EMK ?

Je suis arrivé en 2001 comme stagiaire après une maîtrise en Génie des Systèmes Industriels. A l’issue de ce stage de 6 mois, j’ai été intégré. Mais je voulais continuer mes études pour obtenir un diplôme d’ingénieur, j’ai donc poursuivi par un DESS Qualité et Organisation en alternance, toujours chez EMK.

Quel est votre rôle au sein d’EMK ?

Mon rôle, c’est de coordonner l’industrialisation de toutes les nouveautés EMK. C’est un poste technique, à l’interface entre le marketing qui définit le « quoi faire », et la production qui définit le « comment faire ». L’objectif étant de livrer les données et les moyens nécessaires pour produire dans les quantités et délais demandés. Pour ça, il y a 3 grandes étapes :

1. La conception du process : pour définir les moyens et les circuits de fabrication.

2. La configuration du process : pour alimenter les bases de données afin de pouvoir piloter ces circuits définis.

3. Les tests : pour contrôler la justesse des données et lancer en fabrication un échantillonnage de nouveaux produits.

En fait, avec mon équipe, composée de moi-même et de deux techniciens on transforme les besoins de départ en réalité. Parfois on propose d’autres solutions, on trouve des alternatives qui font se rencontrer les besoins du marché et les impératifs de la production.

Votre journée-type ?

Mes journées ne sont pas écrites à l’avance ! Mais chaque jour, disons que je gère à la fois des choses à très court terme, pour régler par exemple une panne sur une machine qui ne peut attendre, et des projets à plus long terme comme les campagnes de nouveautés. Chaque matin, mon « planning théorique » est bouleversé et je dois savoir gérer en permanence les priorités. En fait, il faut que je trouve le moyen de répartir au mieux le temps de travail entre les missions moyen terme et long terme tout en sachant trouver de la place pour les imprévus.

Quelles sont les qualités essentielles de votre poste ?

Elles sont multiples. Il faut savoir faire preuve d’une très grande organisation. Il faut également savoir anticiper les problèmes qui pourraient survenir pour réagir très vite. Pour ça, il faut une capacité d’analyse et un esprit de synthèse bien développés. Je dois aussi savoir écouter, pour comprendre et traduire les besoins et attentes de chacun.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre job ?

L’absence de routine. Mon champ d’actions est assez large et je couvre l’ensemble du process de fabrication et des familles de produit. Mais plus que tout, le vrai challenge, c’est de maintenir un effort permanent pour améliorer notre processus d’industrialisation, et tenir les délais annoncés. Démarrer une production le jour précis que nous avons choisi des mois plus tôt est un défi que j’aime relever !

Ecoparticipation, et après ?

La semaine dernière, nous évoquions ici la mise en place complexe de l’écoparticipation pour nous fabricant et pour nos distributeurs. Cette semaine, explorons ce qui se passe pour les meubles en fin de vie.

Pour la collecte, plusieurs possibilités :

- le client ramène son meuble chez le distributeur. Eric Weisman, directeur de développement de Eco-Mobilier explique : « nous sommes en train de mettre à disposition des bennes, chez tous les distributeurs qui en font la demande et qui collectent plus de 40 tonnes de mobilier par an. La pose des bennes et la prise en charge de la collecte est gratuite. Les plus petits distributeurs (moins de 40 tonnes par an) ont désormais accès à des plate-formes de récupération de déchets dans lesquelles ils peuvent venir gratuitement ».

- le meuble est récupéré par le monteur lors de la livraison. Là encore pas d’obligations légales mais c’est un « service après-vente » qui se développe chez les installateurs.

- le client se rend dans une déchetterie pour y déposer son meuble. Les déchetteries sont progressivement équipées d’une benne spécifique « Mobilier ». Le client ne jette plus le meuble en fonction de son matériau de fabrication comme c’était le cas jusqu’alors.

Pour ce qui est de la filière recyclage, les choses se mettent également en place. Eco-mobilier a terminé à la fin de l’été les appels d’offres auprès des opérateurs spécialisés. Ces opérateurs récupèrent les meubles dans les bennes (directement chez les distributeurs, sur les plateformes de récupération et dans les déchetteries), les trient puis les revalorisent pour créer de nouvelles matières premières.

Cette économie du recyclage est donc amenée à se développer les prochaines années, au fur et à mesure que la collecte va s’intensifier.

La montée en charge d’Eco-Mobilier est prévue sur 10 ans. Le taux de collecte des meubles en fin de vie qui est aujourd’hui de 23 % (source Eco-mobilier) doit s’intensifier pour atteindre 50 %. Mais si le tonnage de collecte augmente, le coût global du recyclage du mobilier va mathématiquement augmenter. Pour le compenser, les taux de l’écoparticipation vont évoluer. Eco-Mobilier assure qu’il informera les metteurs sur le marché de ses nouveaux barèmes 6 mois à l’avance. A suivre…

Les Français et leurs déchets d’ameublement

  • 60% les déposent en déchèterie,
  • 17% font appel à un service municipal,
  • 5% profitent de la reprise par le distributeur,
  • 5% déposent dans la rue,
  • 4% déposent en poubelle ordinaire,
  • 5% profitent de la reprise par le distributeur,
  • 5% déposent dans la rue,
  • 4% remettent en magasin,
  • 5% ne se prononcent pas.

Source : Observatoire Sociovision France, mai 2012