Vis mon job

« Vis mon job », pour une culture d’entreprise renforcée.
4 fois par an, au sein du groupe SALM, un salarié délaisse le temps d’une journée son poste de travail habituel pour se glisser dans la peau d’un collègue et partir à la découverte du métier de celui-ci. Un RDV en terre inconnue qui bouscule les a priori.

Le point commun entre le fabricant de photocopieurs Konica Minolta, la société néerlandaise Center Parcs, le Conseil Général des Vosges et EMK ? Tous pratiquent le Reversal Day, ce concept anglo-saxon qui consiste en un échange de poste de travail pour une journée. Un objectif principal : découvrir les métiers des autres collaborateurs de son entreprise pour faire tomber les préjugés. Chez Center Parcs, l’échange se fait lors de la « journée du cleaning ». Les directeurs de domaine se retrouvent une lance de nettoyage haute pression à la main, la directrice des Ressources Humaines se voit équipée de gants et d’une brosse pour laver les piscines. Évidemment après une journée à ce rythme, les cadres dirigeants portent un autre regard sur les équipes de nettoyage.

Des plans de magasins contre des lignes d’écriture comptable

Au sein du groupe SALM, c’est 4 fois par an que l’expérience « Vis mon job » se renouvelle. Une initiative née en 2007 sous l’impulsion de la direction des ressources humaines et du comité de rédaction du journal interne du groupe. Un conducteur de machines à commande numérique qui prend le chemin de l’école de vente, un animateur Hygiène Sécurité Environnement qui passe au service consommateur, une gestionnaire intérim qui se met dans la peau d’un auditeur 5S, les métiers semblent bien éloignés et pourtant…

Dernière expérience en date, Maryline Schwartz, secrétaire comptable chez EMK a troqué ses factures et autres tâches administratives pour s’immerger au sein du service agencement commercial. Au programme de sa journée: une présentation du service, un apprentissage du dessin sur plan et pour finir une réunion clientèle au studio photo.

« J’ai été surprise de tous les détails et les règles auxquelles il faut penser, souligne Maryline Schwartz. Il n’y a aucun droit à l’erreur. Maintenant que j’ai découvert tout cela, c’est sûr, je ne verrai plus nos magasins de la même façon ».
Maryline Schwartz, secrétaire comptable chez EMK

Une initiative profitable à tous

Et c’est bien là l’objectif : permettre à chacun de mieux mesurer les difficultés et les contraintes quotidiennes du travail d’un collègue. Esprit d’équipe renforcé, communication interne facilitée, compréhension globale de l’entreprise améliorée, de ces expériences personnelles, EMK ressort grandi. Une vision assumée par Carole Sadowski, gestionnaire formation en charge du journal interne « Performances » :

« Nos métiers sont divers et parfois méconnus, même au sein du groupe. Chaque opération « Vis mon Job » aide les participants à mieux comprendre les problématiques quotidiennes de l’autre ».

Une façon détournée mais efficace d’améliorer la performance de l’entreprise et d’entretenir chez chacun une culture d’entreprise commune.

Vers la fin de la salle à manger ?

La salle à manger va-t-elle être avalée par la cuisine ? Cette pièce de réception a tendance à disparaître des plans des architectes d’intérieur pour une cuisine plus grande et plus conviviale intégrée au salon.

Au-delà de l’îlot et du comptoir autour desquels la famille peut se retrouver, la cuisine devient lieu de vie, le pôle central de l’habitat familial. Les spécialistes appellent cette tendance le hiving. Comprenez le phénomène de ruche : une pièce qui bourdonne, dans laquelle on mange, on cuisine, on discute, on se pose, on travaille… L’espace est décloisonné, la cuisine se vit autrement. Elle fusionne aujourd’hui avec le salon en une seule pièce harmonieuse et conviviale. Une tendance très présente aujourd’hui dans les magazines spécialisés.

Cuisine ouverte style hiving EMK
« Ces nouveaux intérieurs empruntent les codes de la paysannerie traditionnelle et des classes populaires, qui disposaient d’un seul et même espace multifonction », analyse Vincent Grégoire, chasseur de tendances dans le cabinet parisien Nelly Rodi.
Cette tendance doit amener les cuisinistes et les accessoiristes à réfléchir différemment cette nouvelle organisation de la maison :
  • le mobilier de cuisine doit s’uniformiser avec celui du salon et s’inspirer de ses matières et de ses couleurs,
  • les hottes aspirantes doivent gagner en efficacité pour éliminer encore plus d’odeurs dans un plus grand volume,
  • l’électroménager doit être plus esthétique pour s’intégrer harmonieusement dans cette grande pièce,
  • les multiples appareils de la cuisine doivent se faire plus silencieux pour éviter le brouhaha constant.
Cuisine ouverte style hiving EMK

Cependant, née de l’influence des habitudes américaines, cette tendance concerne plutôt les moins de 40 ans et les CSP + et ne peut s’appliquer uniformément au mode de vie « à la française ». Car la table de salle à manger reste le symbole des repas dominicaux et des déjeuners en famille auxquels les Français restent très attachés. Rappelons que l’UNESCO a classé le repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel.